Ecole, Vaste sujet d’inquiétude !

Si l’on en croit le ministère, nous avons vecu la première « rentrée de gauche ». Selon les instances gouvernementales nous aurions assisté même à une véritable « révolution » dans l’éducation nationale.

Quel décalage avec la réalité de la rentrée vécue par les acteurs de l’éducation !

Certes, il y a, ici ou là, des améliorations: moins de suppressions de postes, le retour d’un discours qui valorise le métier d’enseignant, la fin de la journée de carence… Mais quel écart entre ces maigres conquêtes et les besoins exprimés!

L’impression d’ensemble est décevante et les principales difficultés (à exercer le métier d’enseignant, à faire réussir tous les élèves) demeurent. Cette rentrée n’est pas celle de la « refondation » : au-delà des discours, la politique menée n’est pas porteuse d’un projet neuf pour l’école. L’école a besoin d’être refondée, et les politiques menées ne sont pas à la hauteur de cette ambition.

Mais il ne suffit pas de faire ce constat. S’arrêter là, c’est nourrir un désespoir dont on sait qu’il peut mener au pire. (…) L’école a besoin d’une politique nouvelle : c’est la responsabilité collective de tous les acteurs de l’éducation, de tous les citoyens, de l’imposer.

Dans les mois à venir, nous devrons nous faire entendre sur des questions qui engagent l’ensemble du projet pour l’école.

L’actualité est marquée par la polémique sur la réforme des rythmes scolaires. Les médias, qui il y a quelques mois encore qualifiaient les enseignants mobilisés de corporatistes et de réactionnaires, découvrent aujourd’hui les méfaits de cette réforme.

L’UMP profite de l’indignation générale pour essayer de faire oublier que c’est elle qui la première a mis les établissements en concurrence, dégradé les conditions de travail des enseignants et attaqué les finances des collectivités locales.

Nous le disions déjà l’an dernier, la réforme des rythmes scolaires est lourde de menaces. Certaines matières pourraient être mises de côté par l’éducation nationale et laissées aux animateurs du périscolaire: le sport, l’éducation artistique… sont pourtant tout aussi nécessaires au développement des enfants que les mathématiques!

Le traitement de la difficulté scolaire pourrait être renvoyé hors de l’école, aux collectivités locales et aux familles.

Enfin, le problème du financement de la réforme reste ouverte. Qui va payer la mise en place de nouvelles activités? Les communes ? Les familles ? Dans tous les cas, les inégalités entre communes riches et communes pauvres, quartiers populaires et quartiers huppés, vont en sortir renforcées.

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