Une proposition de loi française, vue des USA !

L’article ci-dessous n’est que l’art et la manière d’interpréter très librement une loi proposée en France. L’auteur journaliste utilise la caricature et le hors propos pour écrire sa page blanche, son pensum.

Pour ma part et bien que n’étant pas du même avis politique de Chantal Jouanno, je suis d’accord avec sa démarche et n’y vois rien d’autre que la préservation du monde de l’enfance. De plus il y a un coté obscène dans la présentation de ces lolita le plus souvent « poussées » par des mères en mal de revanche face aux ravages du temps sur leurs silhouettes ou transposant à leurs gamines, leurs désirs de reconnaissance et de gloire, non assumés en leurs temps. Enfin ce type de show (télé réalité) n’est que voyeurisme et à but lucratif pour les chaînes qui les diffusent. MC

Mini-miss: une loi anti-yankee

 

Les Français préparent enfin une loi contre la sexualisation – ou hyper sexualisation, comme ils disent – des petites filles. Le Sénat a adopté un texte devant interdire les concours de mini-miss. S’il entre en vigueur, les organisateurs risqueront jusqu’à deux ans de prison et une amende pouvant atteindre 30.000 euros.

A première vue, cette nouvelle a de quoi surprendre. Après tout, la France est célèbre depuis longtemps pour ses lolitas. Brigitte Bardot n’avait que 15 ans lorsque le réalisateur Roger Vadim l’a découverte. Brooke Shields n’avait que 12 ans lorsque le réalisateur Louis Malle l’a choisie pour incarner une ado vivant dans un bordel de La Nouvelle-Orléans dans son film La Petite, où elle apparaît nue.

Sophie Marceau et Vanessa Paradis étaient toutes deux des préadolescentes sexy lorsqu’elles ont été propulsées sous les feux des projecteurs. Et n’oublions pas les prédilections du réalisateur Roman Polanski, qui vit en France (euh, non en Suisse), où il est très respecté bien qu’il ait été condamné pour le viol d’une jeune fille de 13 ans aux Etats-Unis.

Toutefois, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que le vote du Sénat français est une sorte de coup en dessous de la ceinture qui cache – est-ce bien surprenant ? – des sous-entendus vaguement antiaméricains.

Le débat français sur l’hyper sexualisation des petites filles a en réalité été lancé il y a plusieurs années à la suite de plusieurs histoires. En 2006, le film américain Little Miss Sunshine – une comédie dramatique sur les concours de beauté pour enfants aux États-Unis – a eu beaucoup de succès auprès des Français et a éveillé leur curiosité.

En 1996, la nouvelle du meurtre d’une mini-miss âgée de 6 ans, Jon Benét Ramsey, avait traversé l’Atlantique. Toutefois, c’est une autre affaire qui a envenimé le scandale : en 2010, l’édition française de Vogue a publié des photos de Thylane Blondeau. La fillette, qui avait alors 10 ans, portait des talons aiguilles, était maquillée de façon provocante et prenait des poses aguicheuses. La mise en scène de cette séductrice en herbe a été jugée choquante dans de nombreux pays, dont les États-Unis – un avis qui a fini par trouver un écho en France.

A l’époque, les défenseurs de Vogue avaient fait valoir que les photos représentaient seulement la façon dont les petites filles imaginent l’âge adulte, ce qui est peut-être vrai. Pourtant, il est difficile de regarder ces photos ou d’autres clichés de cette fillette – qui pose avec la moue glacée d’un mannequin adulte – sans avoir le sentiment très désagréable qu’elles illustrent aussi les fantasmes de pédophiles.

Le débat sur l’hyper sexualisation des enfants a pris de l’ampleur lorsqu’il a été révélé que des magasins envisageaient de vendre des soutien-gorges rembourrés pour des filles de 8 ans, que certaines fillettes commençaient à se faire épiler et que des chaussures à plateforme et hauts talons étaient créées pour des enfants de 4 ans.

Pour finir, Chantal Jouanno, sénatrice , a demandé qu’un rapport soit rédigé sur le phénomène des préados sexy. Le projet de loi, qui a été adopté par le Sénat mais n’a pas encore été examiné par l’Assemblée nationale, cible uniquement les concours de beauté destinés aux filles de moins de 16 ans, ce qui est facile puisqu’ils sont vus comme un spectacle de mauvais goût importé des États-Unis. Typiquement français.

Christopher Diekey Publié le 19 septembre – The Daily Beast New York