Étiquettes

, , , , , , , , , ,

Après le mercredi 4 septembre, à proximité de l’Élysée, où a eu lieu la conférence de presse de lancement de la campagne unitaire et citoyenne Retraites 2013 regroupant un large arc de forces associatives, syndicales et politiques. Avant la journée de revendication pour les retraites du 10 septembre 2013 ….

Consulter, signer et faire circuler l’appel constitutif du collectif : http://www.retraites2013.org/signez-lappel-ensemble-defendons-nos-retraites/

Visionner la conférence de presse, la diffuser : http://www.dailymotion.com/video/x148dmg_conference-de-presse-du-collectif-04-09-13_news

Quelques échos de presse :

Les collectifs unitaires locaux doivent désormais se mettre sur pied dans le maximum de localités et démultiplier les initiatives locales.

D’ores et déjà des contacts sont pris par le collectif pour l’organisation de grands meetings avec des personnalités nationales (ATTAC/Copernic, Solidaires, FSU, CGT, Collectif féministe, Collectif Jeune, PC, PG, autre composante du FG, NPA, EELV, Gérard Filoche…) dans plusieurs grandes villes de France.

Pour l’Île de France un rassemblement de débat et de fête aura lieu le Vendredi 4 octobre, de 18h à 22h sur une place parisienne (à la veille du débat parlementaire qui commence du lundi 7 octobre). Pour rappel, le texte sera présenté au Conseil des ministres le 18 septembre.

D’autres meetings nationaux et de réunions publiques locales doivent rapidement s’organiser à l’initiative de collectif unitaires locaux. Ces évènements seront annoncés sur le site du collectif (www.retraites2013.org).

Nous contacter : retraites2013@gmail.com

Une apparition du collectif doit s’organiser lors des manifestations du mardi 10 septembre. Pour Paris un point fixe est prévu (diffusion de milliers de « 4 pages argumentaire » et d’autocollants).

Le collectif s’est doté de matériels et d’outils de campagne :

  • Ces matériels ainsi que des autocollants (lien) seront tirés à des dizaines de milliers d’exemplaires et disponibles pour les collectifs locaux à la fête de l’Huma (stand d’ATTAC et d’autres composantes du Collectif).

Plus d’information : http://www.retraites2013.org

Logo Lutte retraiteL’équipe d’animation « Pour nos retraites, on lutte ! »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Avec la réforme des retraites Ayrault, 16 milliards d’euros par an pris dans la poche des salariés. Une réforme « juste » et « équilibrée »?

Ce que l’on sait du projet de loi ne mérite pas ces éloges. Au bout du compte, les salariés et les retraités paieront la totalité de la facture.

Décryptage.

Premier objectif affiché du gouvernement: équilibrer financièrement le système de retraite par répartition, par des mesures immédiates (comme la hausse des cotisations) ou s’appliquant progressivement sur la période (comme l’allongement de la durée de cotisation). Au total, en 2040, les économies annuelles réalisées seraient de 16 milliards d’euros.

Officiellement, la facture est partagée entre salariés, retraités et entreprises. En parts inégales: 3,7 milliards d’euros pris dans la poche des retraités (2 milliards d’euros par le biais du report de la revalorisation des pensions du 1er avril au 1er octobre et 1,7 milliard d’euros par le biais de la fiscalisation des majorations de pension obtenues au titre des enfants élevés).

Une grosse plongée dans la poche des salariés: 3,2 milliards d’euros du fait de la hausse des cotisations retraite (+0,15 % en 2014, et + 0,05 % en 2015, 2016 et 2017 pour les salariés du privé) auxquels s’ajoutent 5,6 milliards d’euros du fait, cette fois, de l’allongement de la durée de cotisation (un trimestre tous les 3 ans à partir de 2020 pour atteindre 43 ans en 2035 pour les salariés du privé et du public).

Restent donc 3,2 milliards d’euros (sans compter 300 millions d’euros d’économies de gestion) à la charge des entreprises du fait d’une hausse des cotisations retraite équivalente à celle payée par les salariés. Soit 20 % seulement de la facture… qui, en fait, seront eux aussi supportés par les salariés actifs ou retraités.

Le gouvernement s’est en effet engagé à compenser ce « surcoût » pour les entreprises, de même que la future contribution au financement du dispositif sur la pénibilité (800 millions d’euros annuels en 2040), par une baisse des cotisations patronales à la branche famille de la Sécurité sociale compensée par une hausse de la fiscalité (CSG ou TVA). Au bout du compte, ce sont les salariés et les retraités qui paieront donc la totalité de la facture.

Comme pour l’ANI de janvier dernier, les potions amères sont pour tout de suite et les éventuels bienfaits pour demain. Dès le ler janvier 2014, la hausse des cotisations retraite va entrer en vigueur de même que le décalage de revalorisation des pensions (qui fera perdre chaque année la moitié de l’inflation en pouvoir d’achat).

Seules mesures positives: la validation d’un trimestre de cotisation par 150 heures de travail au SMIC au lieu de 200 (favorable aux temps partiels) et la meilleure prise en compte des congés de maternité pour les départs anticipés dans le cadre des carrières longues. En revanche, le dispositif sur la pénibilité -minime- n’entrera en vigueur qu’en 2015 et ne jouera à plein que dans 25 ans.

Accordant au mieux une anticipation de 8 trimestres sur la retraite, il ne fera que courir derrière la hausse imposée de la durée de cotisations. Et la réforme des majorations de pension pour enfant élevé au bénéfice des femmes en 2020. Si l’on inclut les mesures déjà prises par les régimes de retraite complémentaire ARRCO et AGIRC, les salariés perdent en moyenne à court terme 0,4% de pouvoir d’achat et les retraités 2 %.

Dominique Sicot – HD N°21247.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

ET POUR TERMINER :

Une large majorité des Français hostile à la réforme de la retraite

La réforme des retraites envisagée par le gouvernement ne satisfait pas 74 % des Français, selon un nouveau sondage défavorable au projet, réalisé par l’Ifop et publié mercredi 4 septembre par le magazine Le Pèlerin.

Selon ce sondage, seuls 19 % des Français se disent « plutôt satisfaits » du projet de réforme présenté le 27 août par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et 2 % « très satisfaits« , contre 39 % de « plutôt pas satisfaits » et 35 % de « pas du tout satisfaits« , soit un total de 74 % de mécontents, tandis que 5 % ne se prononcent pas.

Les insatisfaits sont plus nombreux parmi les 25-49 ans (80 %) que parmi les plus de 65 ans (69 %), parmi les employeurs et les indépendants (90 %) que les salariés (78 % dans le privé, 73 % dans le secteur public).

Les résultats de l’étude