L’alignement de l’information.

Déjà remarqué à de nombreuses occasions notamment lors de certaines offensives militaires (puisqu’il n’est pas question d’appeler certaines interventions « guerres coloniales » et pourtant …), notamment en Libye, Syrie ou au Mali, sans rappeler la guerre du Vietnam ou celle d’Afghanistan, déjà cité les officines de presse allant chercher leurs sources d’information à un guichet unique-bien souvent américain.

La presse pluridisciplinaire française n’existe « malheureusement » pratiquement plus, détenu par des holdings financiers, déterminant des lignes politiques, distillant des informations puisées au même et unique source ne peut engager à la réflexion des lecteurs.

Reste que la presse écrite se nourrit financièrement de scoop médiatique vrai ou faux et qu’elle est concurrencée par les supports télévisuels et oraux. MC

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L’affaire Cahuzac, a mis en avant un « journalisme de cour, une presse devenue une chambre d’enregistrement ». Sur chaque plateau télé, avec autour de lui ses conseillers d’Euro RSCG [Havas Worldwide depuis septembre 2012, NDLR], il avait son assurance d’acteur face à des journalistes qui ne posaient pas de question.

Si Médiapart se distingue, « c’est parce que c’est un média indépendant, qui ne dépend pas d’un vendeur d’armes. Ils peuvent se permettre des enquêtes plus abouties ». Le site d’information est devenu « l’incarnation d’un contre-pouvoir. »

Mais ce qui s’est passé est très révélateur : « toute la classe politique et médiatique s’est attaquée à Médiapart parce que ce journal a fait son travail d’investigation -il est de bon ton de rappeler l’affaire du Watergate sortie par deux journalistes d’investigations (NDLR)-, a remis des choses en cause. Sans même avoir le pouvoir d’ouvrir une enquête judiciaire, mais seulement avec la volonté d’informer. On a attaqué un média qui a osé sortir du chemin ! C’est révélateur d’une démocratie qui est malade ».

En effet, « heureusement qu’il y a Médiapart, notamment pour cette affaire, même si Edwy Plenel devrait être plus discret sur les plateaux, éviter d’entrer dans le même jeu de show des politiques, s’abaisser à répondre à Jean-Michel Apathie.

D’une façon générale, personne n’attends plus rien des gros médias, de la presse traditionnelle, devenue putassière. Il y a d’autres supports qui contrent ces grands titres et apportent une autre information. Dans l’ensemble, les grands médias sont comme les gros politiques. On ne les croit plus. ».

Du coup soyons rassuré sur la crise de la presse : « Ce sont les petits journaux qui représentent l’avenir, en termes d’idées, en termes de créativité. »

D’après un article paru dans Politis N°1249 (Extrait) signé de Jean-Claude Renard

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