J’ai froid !

Bien que cette journée du 25 décembre appartienne, en principal, à tous ceux qui croient au christianisme ; et qu’elle devrait être celle de la joie de l’amitié, de la solidarité à travers tous les états du monde, celle de la paix. Bien que je ne puisse dire que la température extérieure porte à croire qu’il fait très froid, il n’empêche que personnellement j’ai froid de l’avenir en cette fin d’année 2012 à l’approche de 2013 ou de nombreux foyers de guerre civile, ethnique, ou entre états, sévissent pour le plus grand malheur des populations civiles.

En France la guerre et surtout sociale, avec bientôt 11 % de chômeurs de la population active, plusieurs milliers de personnes vivant dans la pauvreté et la précarité,  imposée par des directives que beaucoup non pas voulu répondant à un libéralisme débridé bénéficiant à une poignée d’ultras nantis. Ceux-là même qui n’hésite pas à quitter la France pour leur bien-être financier personnel.

Une autre gangrène nous guette, déguiser en bleu marine elle distille d’affreuses pensées et de subtil non-dits ayant la résonance, le goût, la couleur d’un brun de mauvais augure ne demandant qu’à se répandre dès les prochaines échéances électorales.

J’ai froid !

Le vent du midi s’abat en rafales
Sur la vallée noire où les arbres ploient
Leurs bras désolés fument des gitanes
J’ai froid

Une fois de plus tous les droits de l’homme
Sont foulés aux pieds sont jetés à bas
Les maîtres sanglés dans leurs uniformes
J’ai froid

Une fois de plus la grande injustice
La force imbécile triomphe du droit
Quand la liberté tombe sa pelisse
J’ai froid

Encore une fois les lettres anonymes
La bêtise épaisse en guise de loi
La salve éclatant au milieu de l’hymne
J’ai froid

Si la bête immonde sort de sa tanière
Nous retrouverons le chemin des bois
Mets dans ma valise un gros pull-over
J’ai froid

Dans tes yeux soudain ivres de colère
La révolte éclaire un grand feu de bois
Quand fera-t-il donc le tour de la terre
J’ai froid

Quand fera-t-il donc le tour de la terre
J’ai froid

 Jean Ferrat

 

Permettez-moi de conclure que ce n’est pas parce que la joie et ripaille est en ce jour dans bon nombre de foyers notamment de toute une population adepte du christianisme ou respectant contrainte et forcée ce jour instauré, qu’il ne faut pas penser à autrui, bien au contraire.

MC

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