Solidarité !

Si nous en parlions. D’abord, dans quelle société vivons-nous ?

Nous sommes au XXIe siècle celui où la robotisation aide les humains à mieux vivre en l’allégeant de taches lourdes et-ou routinières. Un siècle où santé, nutrition, éducation sont encore à la portée de beaucoup d’entre nous.

Mais ce siècle a une contrepartie en permettant de travailler à moins en moins de gens pour les faveurs de quelques-uns dominants financiers, il précipite bon nombre d’humain dans la précarité, dans la misère, dans la déchéance.

Quelle est cette société où la charité est considéré comme un palliatif évident a une crise organisée par et pour des financiers de hauts vols et des gouvernements.

Certes la charité a toujours existé, est-ce pour autant un raisonnement à suivre, voir à l’amplifier en ces temps de récessions, n’est-ce pas considérer par ceux obligés dans user, soit comme un dû envers une société incapable de résoudre le chômage par l’emploi, soit comme une mendicité octroyée.

Nul ne devrait se satisfaire de ces rapports annuels émanant d’associations caritatives se glorifiant de distribuer chaque année plus de repas, d’assistances aux plus démunis d’entre nous. Nul ne devrait avoir à donner ; qui quelques sous ; qui quelques denrées ; pour que vivent ces organisations.

L’état devrait y subvenir seul pour le plus petit nombre d’individus marginaux de la société et par contre permettre à tous, par une politique audacieuse de projets nationaux de trouver un emploi rémunérateur permettant de vivre décemment … mais il s’agit d’une autre conception de la société que certains n’entendent pas voir mise en pratique au risque de perdre leurs privilèges.

En référence à l’article qui suit, ce n’est pas d’aides financières dont ont besoin les associations mais plutôt de souhaiter leurs « disparitions » au profit, pour l’ensemble des bénéficiaires actuels, de trouver un travail ou d’avoir une retraite (au moins) suffisamment rémunérateur pour vivre. MC

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Venu lancer la 28e campagne hivernale des Restos du cœur, le premier ministre a tenté de rassurer les associations, qui veulent amplifier la mobilisation pour défendre l’aide alimentaire européenne.

A quelques hectomètres du métro Volontaires, le premier ministre a tenu à participer en personne au lancement hier, à Paris, de la 28e campagne hivernale des Restos du cœur, en compagnie du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Le gouvernement a ainsi voulu afficher son engagement envers les plus démunis, à défaut d’avoir obtenu, ce week-end à Bruxelles, la prolongation de l’aide alimentaire européenne, à l’issue du sommet consacré au budget de l’UE.

L’enjeu était hier dans toutes les têtes, celles des bénévoles des Restos, en première ligne pour distribuer les colis, jusqu’à celle de la veuve du fondateur de l’association, Véronique Colucci: « Depuis cinq ans, on a noté un accroissement constant de l’aide alimentaire, avec 870.000 personnes aidées l’an dernier et 115 millions de repas servis. Avec la crise, on sait qu’on va accueillir de plus en plus de monde, avec moins de moyens pour y faire face à cause de la remise en question de l’aide au plan européen. »

Les restos ne peuvent se, passer des fonds européens Responsable des Restos du cœur pour le sud de Paris, Marc Esclapez se fait plus direct : « Si cette aide disparaît, nous ne pourrons plus faire face à la demande d’ici deux ans. » Avec 52 % de ses financements provenant de donations et moins de 20 % du budget provenant des célèbres Enfoirés, les Restos ne peuvent pas se passer des fonds européens, qui financent 23 % des repas servis chaque année. Ces sommes ont compensé la disparition des surplus agricoles, jusqu’alors utilisés par les associations caritatives après une bataille menée par Coluche lui-même dans les années 1980. Hier, ce fut au tour du président actuel des Restos, Olivier Berthe, d’être le messager du Secours populaire, de la Fédération des banques alimentaires et de la Croix-Rouge française auprès du premier ministre. « La France s’est battue, avec le ministre de l’Agriculture et la ministre en charge de la Lutte contre l’exclusion, pour qu’un fonds structurel soit établi sur la période 2014-2020 », a tenté de rassurer Jean-Marc Ayrault. « Le principe est retenu. Ce n’était pas acquis », a-t-il même ajouté, dans un demi-satisfecit.

« Maintenant, il faut se battre pour le montant », a-t-il néanmoins prévenu. « Ce n’est pas facile », nuançait aussi, mezzo voce, Stéphane Le Foll, confirmant au passage que l’assiette est toujours à moitié vide. « L’Europe est un combat », selon Jean-Marc Ayrault, qui a invité ses partenaires européens à se souvenir « qu’elle a été fondée, il y a cinquante ans, sur des valeurs de solidarité ».

Ce discours et l’obtention d’une ligne budgétaire sont une étape importante pour Didier Piard. Ce responsable de la Croix-Rouge juge néanmoins indispensable d’obtenir une enveloppe « au moins égale à la précédente, à hauteur de 2,5 milliards d ‘euros », face à l’ampleur de la crise actuelle. Le soutien du premier ministre ne suffit pas, estiment l’ensemble des associations. A l’instar des délégués du Secours populaire qui, réunis en assemblée générale ce week-end, ont invité à « redoubler d’efforts » pour peser sur « les décideurs européens qui ne semblent pas voir l’urgence de la situation ». Un appel relayé, hier, par le président des Restos : « Profitons des six semaines qu’il nous reste avant le prochain sommet pour faire pression sur l’opinion publique européenne et, en premier lieu, l’opinion allemande. Ce sont 130 millions de repas qui sont enjeu, en France, chaque année et de quoi nourrir 18 millions d’Européens. »

PIERRE DUQUESNE

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