Pour lutter contre les déserts médicaux …

1) Quel remède pour lutter contre les déserts médicaux ?

Le nouveau statut de « praticien territorial », voté le 26 octobre à l’Assemblée, doit inciter les jeunes médecins généralistes à s’installer dans les zones rurales délaissées.

Jean-Michel Guyon est médecin généraliste en zone rurale, une espèce qui se fait rare en ces temps d’inquiétude autour des déserts médicaux. À l’instar de la plupart de ses collègues à la campagne, il a débuté dans les années 1980, alors que le « surplus » de praticiens incitait à accepter des postes en des lieux reculés. Mais s’il a exercé d’emblée dans le Doubs, dont il est originaire, c’est par vocation pour cet exercice si particulier de la médecine.

Pour toute cette génération, l’âge de la retraite approche, et trouver un remplaçant n’est pas une tâche aisée. L’Ordre national des médecins constate que, dans plus d’un département sur deux, la moyenne d’âge des généralistes libéraux est supérieure à 53 ans. Les nouvelles générations rechigneraient à « s’exiler » en zone rurale. « Dans la plupart des universités, la médecine générale n’attire pas les foules. Pour beaucoup d’étudiants, il s’agit d’un choix par défaut. Être médecin généraliste, qui plus est à la campagne, n’est donc pas très valorisant », explique Gaëlle, étudiante en cinquième année à Brest.

Pour tenter de remédier à cette situation, les députés ont voté vendredi 26 octobre la création du contrat de praticien territorial, qui devrait entrer en vigueur dès 2013, et doit permettre à des jeunes médecins de s’installer dans des zones médicalement sous-dotées en leur garantissant des revenus pendant deux ans.

Des députés PS avaient également proposé la mise en place de mesures contraignant les jeunes médecins à s’installer pour trois ans dans une zone en déficit de praticiens.

Pour Pierre Gros, médecin à Artemare, dans l’Ain, et syndiqué à MG France, le syndicat des généralistes, il y a deux raisons essentielles au peu d’attrait de la médecine libérale. Il constate, d’une part, une forte féminisation de la profession ; or, les libérales en congé maternité ne bénéficient d’aucune couverture sociale.

D’autre part, exercer ainsi requiert la création d’un cabinet, l’emploi d’un secrétaire, un certain nombre de démarches administratives, et tout cela nécessite un investissement financier et humain.

Face à cette situation, diverses mesures sont envisagées. Afin de lutter contre la mauvaise réputation du métier, les maisons de santé de Franche-Comté accueillent en stage tous les étudiants en médecine de Besançon, spécialistes et généralistes confondus.

Jean-Michel Guyon fait d’ailleurs l’éloge de la maison de santé de Mouthe. Sa création, il y a deux ans, a permis au médecin d’attirer deux nouveaux généralistes. Ils exercent toujours en libéral, mais le travail, tant médical qu’administratif, est partagé, et Mouthe s’apprête à disparaître de la carte des déserts médicaux.

Cependant, si « la maison de santé est une bonne initiative, ce n’est pas la réponse à tout », souligne Pierre Gros. Regrouper les praticiens a parfois pour conséquence la disparition du médecin du bourg, qui part s’installer un peu plus loin. Et certains patients âgés ont besoin de conserver le même interlocuteur.

Pour le syndicaliste, il faut avant tout débloquer des « aides structurelles », à savoir un soutien à la création d’un cabinet, dont le coût repose actuellement sur le budget du médecin, payé à l’acte. Une exigence que le nouveau contrat de praticien territorial ne satisfait pas.

Lena Bjurström

Source Article paru dans Politis n° 1225

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2) Un avis autre

Centre médical dispensaire

En France, les citoyens ont le choix quant à l’endroit où ils souhaitent se soigner. Hormis les hôpitaux, qui sont surtout réservés aux cas plus graves ou aux analyses plus poussées, les cabinets médicaux sont aussi très fréquentés. L’on distingue différents types de cabinets médicaux. Il y a ceux qui sont tenus par des médecins généralistes ou spécialistes, indépendants ou libéraux, et il y a ceux qui sont gérés par des associations diverses. C’est souvent dans cette deuxième catégorie que figure un centre médical dispensaire.

Comme son nom l’indique, c’est un établissement de santé ouvert au public, plus spécialement aux plus démunis. En effet, les soins y sont donnés à titre gratuit. Ce type de centre médical dispensaire a été créé afin de donner la possibilité aux ménages à revenus modestes et aux plus pauvres de recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin.

Un centre médical dispensaire peut aussi appartenir à une commune. Comme il est du devoir d’une commune de fournir des infrastructures de santé à ses citoyens, elle doit lui construire au moins un centre de santé. Celui-ci peut être un dispensaire ou encore un hôpital.

Source http://www.allo-medecins.fr/specialites/centre-medical-dispensaire.html

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