Haro sur les journalistes ?

J’avais reçu un mail (voir) qui m’a révulsé par son style dénonciateur à la mode de 1941, Vichy. C’est le genre d’écrits déjà maintes fois utiliser et diffuser via le net envers les députés ou sénateurs (avec l’argument trop payer, même pas présent dans les hémicycles) produit par un/des obsédé-s de la droite (voire de l’extrême droite) soucieux de dénigrer, disculper qui une profession aujourd’hui, qui demain leur origine ethnique ou leurs appartenances à un parti. 1941 nous y revoilà.

Pour ma part lorsque je lis un article je ne me réfère; comme critère de valeur, ni au nom de l’auteur, ni au nom de l’éditeur.
Je considère qu’il y a des affirmations juste dans tous les articles, éditoriaux, différents textes, et que c’est au lecteur -et au lecteur seul- de se faire SON opinion à travers ses connaissances, ses engagements.

Toutefois, tous articles -et combien y en a-t-il eu ces deniers mois pré et post électoraux (comme lors de toutes élections a caractère nationales ou européennes) sur les salaires de tels classes élus, PDG, sportifs, etc.- ne sont jamais impartiaux et toujours destinés à la vindicte d’une certaines population non regardante ou peu renseignée.

Plutôt que de lancer en pâture les « hauts » salaires de telle « classe » devrait ont dénoncé le scandale -le mot n’est pas trop fort- des salaires de misère,  de l’emploi a 1/4 de temps, de salaires payer pour 40 h travaillées ne permettant pas de vivre decemment … alors que certains dirigeants d’industries voient leurs émoluments franchir des seuils indécents qu’aucun ouvrier ne saurait gagner tout une vie de labeur.

Fort heureusement j’ai reçu un mail d’une personne relevant et dénonçant cet abus d’utilisation des réseaux sociaux à des fins discriminatoires hier envers les élus, aujourd’hui une profession, et demain je n’ose y penser … déjà qu’arabe, noir, rom sont stigmatisés !

Je vous livre sa prose-mise au point

Je ne sais pas qui fait circuler ce texte avec la magnifique généralité « les journalistes », mais je vais me faire un plaisir de décliner ça avec toutes les professions…
Sont cités les privilégiés de la profession, qui sont plus des « vedettes » que simplement des journalistes, puis les petits (oui, petits) avantages de la profession.
Comme si l’un et l’autre étaient en rapport.
Mais que connaissez-vous, tous autant que vous êtes, de la réalité de l’immense majorité de la profession?
Embauchés au smic, avec des salaires ne dépassant que rarement 2000 euros (pour ma part, c’est 1500), pour des horaires de travail que peu de gens accepteraient de faire, et 7 jours sur 7 quand il s’agit d’un quotidien…. La maigre compensation, c’est la garantie de deux jours de repos hebdo, en fonction des besoins du service, et 4 semaines supplémentaires de congés payés, en ce qui concerne les 35h… 35h que l’on fait la plupart du temps deux fois en une semaine.

Maintenant, mes commentaires (en italique)

Au-delà de trois mois de présence les journalistes ont droit à la totalité de la rémunération mensuelle pendant 3 mois ; ils ont demandé à François hollande de porter la durée à 6 mois.

  • ·         Trois mois de présence ou ça?
  • ·         De quoi parle-t-on?
  • ·         Ailleurs on ne paie les gens qu’après trois mois

Et au-delà au 2/3 de la rémunération mensuelle plus le supplément familial dans son intégralité ?

Les journalistes bénéficient de la prise en charge intégrale de leur cure thermale par la sécurité sociale et ouvrent droit aux mêmes conditions d’indemnisation que celles prévues pour la maladie simple et sont prises en compte dans la durée de celle-ci. Jamais entendu parler, ce serait bien d’avoir autre chose que des affirmations péremptoires

Les journalistes en service, victimes d’accidents du travail, de trajet ou atteints de maladie professionnelle contractée à l’occasion de leur travail, conservent pour tous les arrêts reconnus par la sécurité sociale comme directement liés à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle, l’intégralité de leur rémunération dans la limite de deux ans. Ils ont demandé à François Hollande de passer cette durée à 4 ans.

Ce que ne dit pas la personne, c’est que c’est à discrétion de l’employeur. Croit-elle que c’est l’Etat qui paie l’ensemble des journalistes?

En cas d’incapacité permanente partielle telle qu’elle est reconnue par la sécurité sociale, le journaliste a droit à une priorité de reclassement dans une fonction compatible avec son état physique, avec maintien de tous ses droits (y compris la déduction fiscale), notamment pour ce qui concerne le salaire.

Ça, il me semble que c’est le droit du travail … si les employeurs ne le respectent pas, ce n’est certainement pas la faute « des journalistes »,  qui ne doivent pas en bénéficier plus que les autres, en tout cas pas à ma connaissance. Quant à l’intégralité du salaire, c’est toujours à discrétion de l’employeur, et à ma connaissance, peu le font. Le « statut fiscal », comme dit la personne en question, c’est lié à l’exercice de la profession.

A compter de la date de leur engagement, les journalistes atteints d’une affection de longue durée reconnue par la sécurité sociale entraînant momentanément une incapacité totale d’exercer leur fonction, conserve pendant les trois premières années l’intégralité de leur salaire et les avantages fiscaux.

Idem que la précédente

85% des journalistes sont de gauche : Au cours de la dernière présidentielle ils ont fait une propagande pro-Hollande et une propagande scandaleuse anti Sarkozyste : en voici la raison :

En France, tous les salariés sont exonérés de 10% sur leurs revenus pour frais professionnels.”

Les journalistes eux bénéficiaient depuis 1934 d’une déduction supplémentaire de 30%. En 1996 le gouvernement Juppé tire un trait sur toutes ces niches fiscales, « devenues sans rapport avec la réalité des frais professionnels supportés par les intéressés et qui ont donc perdu toute justification ». Une profession va particulièrement se plaindre, les journalistes. On découvre à cette occasion que les journalistes ont nettement plus de moyens de pression que les autres.

« Le souvenir que j’en conserve est moins la hargne des journalistes que la trouille des politiques », raconte Alain Lambert, ex-rapporteur du budget au Sénat.

Juppé avait tenu bon face à la fronde, mais avait offert une première concession à la profession: la création d’un fonds budgétaire pour compenser la hausse d’impôt que subiront les journalistes. Parallèlement, des négociations étaient engagées avec les syndicats. Elles aboutiront sous Jospin. Il est alors décidé de rétablir l’avantage fiscal, mais sous une forme un peu plus juste. Au lieu des 30%, les journalistes pourront dorénavant retirer soit 7.650 (50 000 Frs à l’origine) de leurs revenus. Seuls les journalistes bénéficient de cette mesure.

OUI la plupart des syndicats, et des journalistes ont trouvé juste de passer d’un abattement fiscal de 30% à un forfait de 50.000 francs (7650 euros). Parce que les gros salaires payaient enfin des impôts à la mesure de leur revenu (l’abattement n’ayant que peu d’effet quand le revenu mensuel le dépasse), et les gens comme nous, la majorité des journalistes ont pu respirer un peu, avec leurs petits salaires.

Avant les primaires les syndicats de journalistes notamment de l’Humanité ont demandé à Mr Hollande de rétablir l’abattement de 30% pour les journalistes, de plus, chose étrange une certaine Valérie Massonneau (plus connue sous le nom de Valérie Trierweiler) fut la porte-parole des journalistes accompagnée bien évidemment d’Audrey Pulvar.

En 2008 cette demande de rétablir les 30% fut demandée par les journalistes à Nicolas Sarkozy qui refusa, ce qui lui attira les foudres du monde médiatique. C’est ainsi que commença la campagne anti-Sarkozy encore « les journalistes »… Ce ne sont certainement pas les syndicats, alors qui?
42.500 journalistes bénéficient de cet avantage, mais on peut aussi se déclarer journaliste fiscalement sans carte de presse.

Pour « se déclarer fiscalement », comme dit cette personne, il faut faire état du fait que la  majorité de vos revenus sont issus de l’exercice de la profession. Si vous n’êtes pas en mesure de prouver que 51% de vos revenus sont issus de l’exercice de la profession, pas d’abattement!! Ceux qui disent autre chose, mentent, tout simplement

Et des proches de journalistes, qui ne sont pas journalistes se déclarent journalistes sans carte de presse, sport très prisé chez les amis de l’Humanité et du Canard Enchaîné. [Un oubli de taille : le soi-disant journal de goche, Libération !]


Voir juste au-dessus, on ne peut tout simplement pas se « déclarer journaliste », puisque les services fiscaux vous demandent de le prouver… Précision: pour bénéficier de la carte de presse, il faut la demander, constituer un dossier qui sera rempli par le candidat et  l’employeur, et joindre des exemplaires de son travail… c’est une commission, constituée de nos pairs qui décident, à condition que le candidat fasse la démonstration (preuves) de l’exercice de la profession depuis au moins deux ans, qui délivre la carte. Mais on peut ne pas la demander, (c’est mon cas) et être journaliste quand même. Seuls les ignorants feignent de ne pas le savoir (oui, moi aussi je fais dans le péremptoire)

De plus les journalistes de l’audiovisuel ont demandé à Hollande un abattement supplémentaire de 10% pour les frais dits: « frais esthétiques » du fait qu’ils doivent en permanence se faire faire des soins esthétiques pour être présentables devant les caméras !

Hollande leur a promis qu’il leur rétablira ce droit dès septembre 2012 s’il est élu.

N’en doutons pas, cette loi sera votée, et vous pouvez être sûrs, que cela ne fera pas la une du journal de 20 h ni la première page du journal l’Humanité, ou du Canard Enchaîné.

 N’en doutons pas, la personne qui a écrit ça à un problème avec « les journalistes ».  Sans doute de la frustration. Beaucoup pensent qu’il suffit d’écrire des conneries pour faire profession de journaliste… je sais moi qu’une personne qui se contenterait de ces affirmations, ne serait pas embauchée dans notre journal.

Pour finir, je pense que cette personne apparemment pas « de gauche » nous en réserve d’autres sur les privilégiés: les salariés d’EDF, les cheminots, les profs, les fonctionnaires en général…
Toutes professions ou quelques acquis subsistent ce que certains trouvent inadmissible. Ils nous préfèrent réellement en compétition, tous misérables et candidats à des postes sous-payés sans qualification. Nous avons là affaire à un agent patenté du MEDEF, c’est clair. Parce que si les journalistes bénéficient d’autant d’avantages, c’est parce que leurs patrons maintiennent les salaires dans les abysses. Vous ne le saviez pas?

C’est vrai qu’il vaut mieux faire circuler des rumeurs en faisant l’amalgame de toute une profession avec les vedettes surpayées du paf.  Ce faussaire mériterait à lui seul que l’on rétablisse le goulag. En attendant, je me contenterai d’un coup de pied au cul.

Christophe Coffinier,  journaliste terroriste

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