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Le lecteur sera sans doute content de constater que le PIB de la France n’est pas en récession. « Récession » terme qui alimenterait, à n’en pas douter, les décisions du gouvernement pour imposer un sérieux tour de vis au pouvoir d’achat des Français qui, assurément, n’en ont pas besoin. N’étant pas dans ce cas, le gouvernement hésite aux vues de ces résultats, à jouer la carte du libéralisme, prôné par Bruxelles, avec ses plans austéritaires.

Dans le même temps récession ne veut absolument pas dire « gel » de tous les prix, hélas ! Chaque acheteuse, acheteur, constate journellement l’envolée des prix à la consommation ; un des exemples les plus honteux et celui de l’énergie, pétrolière au/et gazières dont les augmentations ne servent qu’à enrichir les actionnaires.

Si l’on entend parler de nombreuses faillites des producteurs alimentaires, agriculteurs, éleveurs en tête, il n’en est rien des industriels de cette branche, grossistes comme hyper ou supermarché…

Connaissez-vous le livre « au bon beurre » de Jean Dutourd – En France, sous l’occupation allemande, les propriétaires de la crémerie « Au bon beurre » s’enrichissent grâce à la misère des autres -? Ce n’est pas la guerre « traditionnelle 40-45 » certes, mais celle économique d’aujourd’hui y ressemble. MC

Comptes nationaux trimestriels – Premiers résultats du 2e trimestre 2012

Au deuxième trimestre 2012, comme au premier trimestre, le PIB en volume* reste stable (0,0 %).

Les dépenses de consommation des ménages reculent légèrement (-0,2 % après +0,2 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale croît à nouveau (+0,6 %) après un repli au premier trimestre (–0,8 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue faiblement à l’évolution du PIB : +0,1 point au deuxième trimestre, après une contribution neutre au trimestre précédent.

Les importations accélèrent nettement (+1,8 % après +0,6 %), tandis que les exportations restent peu dynamiques (+0,2 % après +0,1 %). En conséquence, le solde extérieur contribue de nouveau négativement à l’évolution du PIB (–0,5 point, après –0,1 point).

Les variations de stocks des entreprises contribuent positivement à l’évolution de l’activité : +0,3 point après +0,1 point au premier trimestre 2012.

La production marque le pas

Au deuxième trimestre 2012, la production totale de biens et services est stable. La production de biens manufacturés recule de nouveau (–1,0 % après –0,9 %), notamment celle de matériels de transport (–3,3 % après –0,8 %). Dans le même temps, la production de services croît faiblement (+0,2 %, comme au trimestre précédent).

La consommation des ménages est atone

Au deuxième trimestre 2012, la dépense de consommation des ménages se replie légèrement (–0,2 % après +0,2 %). Cette baisse traduit notamment le repli des achats de textile-cuir (–5,3 % après +0,3 %) et la baisse de la consommation alimentaire (–1,3 % après +0,8 %). Les dépenses en services reculent également (–0,2 % après +0,2 %), principalement dans l’hébergement et la restauration (–1,9 % après –0,2 %).

Le PIB et ses composantes

 : Le PIB et ses composantes

Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
variations t/t-1, en %, données cjo-cv
*APU : administrations publiques – ENF : entreprises non financières
2011 T3 2011 T4 2012 T1 2012 T2 2011 2012 (acquis)
PIB 0,3 0,0 0,0 0,0 1,7 0,2
Importations 0,5 -1,6 0,6 1,8 5,2 0,8
Dép. conso. ménages 0,2 0,0 0,2 -0,2 0,2 -0,1
Dép. conso. APU* 0,2 0,2 0,5 0,5 0,2 1,0
FBCF totale 0,3 1,3 -0,8 0,6 3,5 0,8
dont ENF* -0,4 1,8 -1,4 0,7 5,1 0,3
dont ménages 1,2 0,5 -0,4 0,0 3,2 0,9
dont APU* 0,4 1,0 -0,1 0,9 -1,8 1,6
Exportations 1,6 1,2 0,1 0,2 5,5 2,2
Contributions :
Demande intérieure finale hors stocks 0,2 0,3 0,0 0,1 0,9 0,4
Variations de stocks -0,2 -1,0 0,1 0,3 0,8 -0,6
Commerce extérieur 0,3 0,8 -0,1 -0,5 0,0 0,3
Comptes d’agents
en %, données cjo-cvs
*SNF : sociétés non financières
**RDB : revenu disponible brut
2011 T3 2011 T4 2012 T1 2012 T2 2011 2012 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 28,4 28,1 27,8 28,5
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages -0,3 -0,2 -0,1 0,5 -0,3
Le PIB et ses composantes : indices de prix
variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
2011 T3 2011 T4 2012 T1 2012 T2 2011 2012 (acquis)
PIB 0,3 0,5 0,2 0,6 1,3 1,3
Importations 0,8 0,9 0,7 -0,7 5,4 1,3
Dép. conso. :
– des ménages 0,4 0,6 0,6 0,3 2,1 1,6
– des APU 0,2 0,1 0,0 0,0 1,4 0,4
FBCF totale 0,7 0,5 0,5 0,4 2,9 1,8
– dont ménages 1,1 0,4 0,1 0,6 3,8 1,8
– dont ENF 0,4 0,5 0,8 0,3 2,3 1,7
– dont APU 0,7 0,9 0,6 0,4 3,6 2,0
Exportations 0,3 0,4 0,6 -0,3 3,2 0,8
Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
2011 T3 2011 T4 2012 T1 2012 T2 2011 2012 (acquis)
Production branche -0,1 0,0 -0,9 -1,0 3,2 -1,9
– dont valeur ajoutée -0,2 -0,7 -0,6 -0,7 0,7 -2,0
Importations 0,3 -2,0 1,7 2,6 6,7 2,2
Emplois intermédiaires 0,2 0,2 -0,2 -0,5 2,9 -0,4
Dép. conso. :
– des ménages 0,3 0,3 -0,7 -0,5 0,9 -1,0
– des APU 1,2 0,4 1,7 1,5 3,6 4,0
FBCF totale -1,1 2,5 -3,5 0,2 7,3 -2,1
– dont ENF -1,4 2,8 -3,9 0,2 7,6 -2,5
– dont APU 0,6 0,6 0,6 0,5 -0,5 1,9
Exportations 1,5 1,5 1,2 0,3 4,5 3,4
Variations de stocks (en contribution) -0,9 -2,7 0,1 0,8 1,9 -1,8
RDB et ratios des comptes des ménages
variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
* uc : unité de consommation
2011 T3 2011 T4 2012 T1 2012 T2 2011 2012 (acquis)
RDB 0,1 0,4 0,5 2,6 1,1
RDB (pouvoir d’achat) -0,3 -0,2 -0,1 0,5 -0,3
RDB par uc* (pouvoir d’achat) -0,5 -0,4 -0,2 -0,1 -0,7
RDB ajusté (pouvoir d’achat) -0,2 -0,1 0,0 0,8 -0,1
Taux d’épargne (niveau) 16,2 16,1 15,9 16,2
Taux d’épargne financière (niveau) 7,1 6,9 6,7 7,1
Ratios des comptes des SNF
niveaux en %, données cjo-cvs
2011 T3 2011 T4 2012 T1 2012 T2 2011
Taux de marge 28,4 28,1 27,8 28,5
Taux d’investissement 20,0 20,3 20,2 20,1
Taux d’épargne 13,0 13,0 13,0 13,5
Taux d’autofinancement 65,4 64,1 64,0 66,9

Les dépenses d’énergie ralentissent mais restent dynamiques (+2,7 % après +3,5 %), du fait notamment des températures inférieures aux normales saisonnières en avril.

Les dépenses d’investissement se redressent

Après un recul début 2012 (–0,8 %), la FBCF totale augmente à nouveau au deuxième trimestre 2012 (+0,6 %). L’investissement des entreprises non financières se redresse (+0,7 %) après avoir chuté en début d’année (–1,4 %), notamment dans l’achat de matériels de transport. La hausse de l’investissement des administrations publiques (+0,9 % après –0,1 %) traduit le retour à une activité normale dans les travaux publics, grevée au premier trimestre par des conditions climatiques difficiles. Enfin la FBCF des ménages reste atone ce trimestre (0,0 %) après un léger repli au trimestre précédent (–0,4 %).

Le solde extérieur contribue négativement à la croissance

Au premier trimestre 2012, les importations accélèrent (+1,8 % après +0,6 % début 2012). Ce dynamisme est imputable en particulier aux achats de matériels de transport (+8,0 % après –2,3 %). Dans le même temps, les exportations restent peu dynamiques (+0,2 % après +0,1 %), plus particulièrement hors de l’Union européenne où elles se replient. La contribution négative du commerce extérieur à l’évolution du PIB s’amplifie donc ce trimestre (–0,5 point, après –0,1 point au trimestre précédent).

Les variations de stocks contribuent positivement à l’activité

Les variations de stocks des entreprises contribuent positivement à l’évolution du PIB : +0,3 point après +0,1 point. Cela concerne en particulier les produits de cokéfaction et raffinage (contribution à hauteur de +0,2 point) et les matériels de transports (+0,1 point).

Révisions

La stabilité du PIB au premier trimestre 2012 est confirmée. En revanche, l’évolution au quatrième trimestre est légèrement moindre qu’estimée lors de la précédente publication et son arrondi bascule (0,0 % contre +0,1 %). Cette révision résulte principalement de celle des indices de production industrielle (IPI).

Retrolien et Source INSEE

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L’emploi salarié se replie légèrement au 2e trimestre avec la perte de 11 700 emplois. La croissance reste atone

L’emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles s’est légèrement replié au 2e trimestre 2012 (- 0,1 % par rapport au trimestre précédent), avec 11 700 emplois détruits, sous l’effet de la forte diminution de l’emploi intérimaire, selon des estimations provisoires publiées mardi 14 août par l’INSEE. Hors intérim, l’emploi marchand progresse légèrement (+8 200 postes, soit + 0,1 %), malgré la poursuite de la baisse de l’emploi industriel (-10 200 postes), souligne l’Institut national de la statistique.

C’est en effet l’emploi dans le secteur du travail temporaire, réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi, qui tire les chiffres à la baisse, en diminuant fortement ce trimestre (-19 900 postes, soit -3,5 %) après une quasi-stabilité au premier trimestre. Ces chiffres confirment ceux publiés par Pôle emploi : le secteur accusait en juin un repli de 9 % sur un an, soit 59 600 de moins.
De son côté, la croissance a été nulle en France au 2e trimestre 2012, a annoncé l’INSEE le même jour dans sa première estimation pour la période. L’économie française évite donc de justesse de faire un premier pas vers la récession, comme le prédisait récemment la Banque de France. Il s’agit du troisième trimestre consécutif de stagnation, selon l’Institut qui a en effet revu en baisse ses chiffres du dernier trimestre 2011 (0 % au lieu de + 0,1 %).

INFO +

Légère baisse de l’emploi marchand au 2ème trimestre 2012, sous l’effet du recul de l’intérim (estimation flash) – INSEE 14 août 2012

Source Annuaire Secu lettre n° 515