L’Europe, vertige de maux (de mots) !

20 ans le 20 septembre que les pays Européens sont arrimés au libéralisme débridé. 20 ans que  le traité de Maastricht est ratifié, 20 ans que les salariés subissent des restrictions sur leur avantages sociaux, leurs salaires, leurs retraites, sont entrainés dans la flexibilité des boulots à la petite semaine.

Que dire de la perte de démocratie des états par une supra institution Bruxelloise; d’un libéralisme au service d’organisme bancaires et financiers agissant comme des sangsues pour le bien-être de leurs actionnaires.

Cette Europe-là exclusivement orientée pour les financiers et actionnaires, est avant tout contre les peuples. Elle annihile tous espoirs d’harmonisations des volets sociaux, des salaires, du pouvoir d’achat et des retraites. Elle divise les salariés et employés pour améliorer encore et toujours plus, la rentabilité financière des acquits de certains nantis. MC.

Le 20 septembre 1982 était ratifié le traité de Maastricht.

Acte refondateur de l’Union européenne arrimant sa construction au libéralisme. Ce traité impose les critères de stabilité budgétaire. Il donne naissance à la Banque centrale européenne, indépendante de tout pouvoir politique, c’est-à-dire aussi de toute volonté populaire. Il impose des impératifs économiques et monétaires qui échappent à la sphère politique et oublie tous volets sociaux.

Vingt ans plus tard, les décisions de Maastricht sont au cœur de tous les débats européens. Elles divisent les gauches européennes. Mais ce qui était à l’époque une controverse idéologique est aujourd’hui descendu dans la rue, à Athènes, à Madrid ou à Rome et qui demain ?

L’opposition à cette conception de l’Europe est devenue la marque d’une gauche radicale qui est apparue dans plusieurs pays européens. En France, un autre référendum, en mai 2005, a abouti au rejet de la constitutionnalisation des « critères de Maastricht ». Mais, trois ans plus tard, l’adoption par voie parlementaire du traité de Lisbonne a permis aux partisans du texte de 2005 de contourner le refus majoritaire des Français.

La crise que nous connaissons réactualise dramatiquement ces débats. La gauche néolibérale défend sans états d’âme les « critères de Maastricht » et le statut d’une banque européenne qui échappe à tout contrôle démocratique. Mais la ligne de partage est parfois mouvante. Les opposants ne se rencontrent pas seulement au Front de gauche, ils sont aussi chez les Verts, et même dans les rangs du Parti socialiste, en dissidence par rapport aux directions. Beaucoup d’écologistes, très critiques à l’égard de cette Union européenne, lui trouvent cependant quelques vertus. Pour eux, la bataille pour une Europe plus sociale, plus écologique et plus démocratique doit se mener à l’intérieur du cadre actuel. D’autres, c’est le cas des responsables du Front de gauche, jugent que tout est à refaire.

Article réalisé en grande partie d’après un dossier paru dans politis http://www.politis.fr/Europe-tout-a-refaire,19168.html

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INFOS + : Articles à lire pour se faire son idée sur le sujet.

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Un traité budgétaire qui divise à gauche

Par Anne Rovan – Le figaro

  •  Le Front de gauche veut un référendum

Réunis sous la bannière du Front de gauche, le Parti communiste et le Parti de gauche sont à l’unisson sur le traité européen. Ils réclament un référendum, en raison des «abandons de souveraineté» auxquels aboutirait la mise en œuvre du pacte budgétaire et de la récession dans laquelle il précipiterait l’Europe.

Mais personne ne se fait d’illusions. «Que ce soit à Versailles ou au Parlement, le texte passera grâce aux voix de la droite et du centre», admet Éric Coquerel qui est, par ailleurs, convaincu que «François Hollande ne tiendra pas compte des demandes du Front de gauche».

  • L’aile gauche du PS s’interroge et hésite

La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann ne décolère pas contre le pacte budgétaire. « Je suis, dit-elle, contre les dogmes économiques. Je suis une keynésienne qui pense qu’à certains moments il faut des déficits et qu’à d’autres moments, il faut les réduire. » Marie-Noëlle Lienemann votera « contre » le traité européen parce que si François Hollande « a bien complété le traité par un volet sur la croissance, il ne l’a pas modifié comme il s’y était engagé durant la campagne ». Lienemann est convaincue qu’elle ne sera pas seule.

  • Les écolos avancent en ordre dispersé

« Ce traité, c’est quoi au juste? C’est un texte qui fait disparaître la politique budgétaire de la France. En tant que fédéraliste, les transferts de souveraineté ne me posent pas de problèmes. Mais, dans ce cas précis, je constate que l’Europe n’a pas de politique économique à proposer. Ce traité est apolitique. » Jean-Vincent Placé, président du groupe Europe Écologie-Les Verts (EELV) au Sénat, fait partie des écolos qui ne voteront pas le traité européen.

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